Schweppes alors!

16 novembre 2005

16/11/2005 - 14h08

Je suis énervée.

Il y a,

un peu moins de 20 minutes,

un homme âgé et [je présume] sa femme

dans leur mégane,

rue de l’audience,

entre l’agence immo et la pharmacie,

qui donc

bloquent les usagers de la voie inverse.

Je décide alors, malgré ma vitesse [plutot importante]

de freiner [brusquement] pour laisser la place au vieux couple

de s’engager,

afin de libérer la voie d’en face.

Aucun signe de remerciement,

ni d’elle, ni de lui.

En pilant, mon sac s'est retrouvé renversé par terre

Je décide de, tout en gardant précieusement le pied sur le frein,

me pencher et le ramasser.

Mais

le vieux con a,

à son tour freiné

brusquement et

je lui suis légèrement rentrée dedans.

Le couple agacé, hésite à sortir,

sachant bien qu’il ne trouverait pas

leur pare choc étalé sur la voie.

Les gens klaxonnent.

Ils se décident,

La femme sort,

Petite, plutôt fine, les cheveux courts,

violets, tout comme ses lèvres.

Elle me jette un regard méprisant, puis va voir l’arrière de sa caisse

en me faisant un signe l’air de dire « tu nous as tué la caisse merdeuse»

Mr Coulon sort et marronne à son tour.

Je m’excuse en lui expliquant la situation,

me dit qu’il comprend mais qu’il va en avoir pour 1000 voire 2000 francs

et me fait son numéro pour avoir le mien.

ce gland n’a rien pour noter, je lui propose donc de prendre le sien

en lui faisant l’honnête promesse de l’appeler.

Je le note, mais lui, désire quand même noter le mien.

Les gens klaxonnent.

Il va chercher un papier et un stylo.

Pendant qu’il note, la femme est toujours a coté de la voiture,

comme une commère sur qui je me ferais un plaisir de cracher.

Elle a l’air plus jeune que lui, on dirait qu’elle a une forte influence sur cet homme,

elle semble dégourdie, déterminée et  manipulatrice.

Un homme dans un 4x4, circulant dans le sens inverse,

Hurle au vieux que c’est un abruti de bloquer la rue,

Surtout que son véhicule n’a rien.

Les gens klaxonnent.

Il finit de gribouiller mon numéro sur son carnet, relève ma plaque,

remontent tout deux dans leur bagnole, puis repartent.

J’ignore pourquoi je leur ai cédé le passage.

J’ignore pourquoi ma pincée de bonté m’est destructrice.

J’ignore pourquoi je dis qu’à partir de maintenant je dois

et [surtout] je vais être égoïste alors que je sais très bien que demain, cette histoire peu de nouveau m’arriver.

Après tout,

si je ne l’avais pas laissé passé ce Mr Coulon,

je n’aurais pas freiné, mon sac ne se serait pas jeté aux pieds du passager absent,

je n’aurais pas voulu le ramasser en me penchant sans regarder la route,

je ne me serais pas sentie frustrée par cet oublie de remerciement. et surtout,

je ne lui aurais pas effleuré son pare choc caca d'oie.

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